Bois au creux de mes lèvres la soif
Et le désir sans cesse renouvelés,
Ta bouche contre la mienne, abîmée
D’anciens baisers et de vides carafes.
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Et sous mes mains tes seins tels des grenades,
Pressés pour en faire jaillir
L’immortalité et tes soupirs,
Plus délicats que toutes les sérénades.
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Nos jambes mêlées, le figuier et son tuteur,
Tandis que dans cette tendre obscurité
Tu invites mes doigts tout au fond de la nuitée,
Là où l’espoir rencontre le bonheur.
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C’est bien ce jasmin que je connais,
Qui fleurit au croisement de tes cuisses,
Qui pousse sous ce noir triangle, abysses
De gourmandise et que tu m’as données.
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L’encens est consumé, et tu ordonnes :
Je m’exécute joyeusement,
Ma langue dans ce coquillage béant,
Mes doigts cueillent le plaisir que tu me donnes.
